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Dans gros oeuvre, retrouvez les produits et les matériaux à destination de l’enveloppe et de la structure du bâtiment, ainsi que les systèmes d’autoconsommation, et la gestion de l’eau. Parcourez l'actualité et les normes sur les nouveaux matériaux, l’isolation et l’étanchéité, mais aussi sur la construction durable, l’économie circulaire, ou encore le développement des matériaux bio ou géo sourcés et la végétalisation des bâtiments. Le Gros Œuvre référence les matériaux et éléments de structure pour l’enveloppe des bâtiments, mais aussi les outils et plateformes de gestion des matériaux, de recyclage ou économie circulaire, ainsi que les solutions d’isolation, d’étanchéité, de gestion de l’eau, et d’autoconsommation (production, gestion et partage des énergies renouvelables). 

Le choix des professionnels du secteur Gros oeuvre

Qu’est-ce que le gros œuvre ?

Le gros œuvre est, en construction, l’ensemble des éléments qui contribuent à la solidité et la stabilité des édifices (bâtiment, maison individuelle ou autres). Ce sont donc les éléments de construction qui assurent la tenue permanente d’un bâtiment, son propre poids par exemple, mais aussi temporaire, comme le vent, la neige, etc. Dans certains cas plus accidentels comme un tremblement de terre ou un incendie par exemple, on parlera aussi de gros œuvre. Concrètement, voici les éléments qui constituent le gros œuvre : fondations, murs porteurs, poteaux, poutres, planchers, charpente, etc.

 

Le gros œuvre est la première étape de construction, il est suivi du second ouvre qui constitue tous les autres ouvrages dits secondaires, comme l’isolation, les agencement, etc.

 

Les étapes du gros œuvre :

Le terrassement 

Le terrassement est la première étape globale du gros œuvre, c’est la préparation du terrain qui accueillera le futur édifice grâce à une modification de son relief. Ici, on déplace donc de la matière pour abaisser ou élever le niveau du sol. Le terrassement passe d’abord par le piquetage, consistant à délimiter une zone et donner l’emplacement du futur bâtiment et des canalisations. Ensuite, on conçoit l’évacuation des eaux pluviales pour garantir la bonne stabilité du terrain dans le temps, suivie du décapage où l’on cherche à atteindre une couche suffisamment solide. Finalement, on creuse des tranchées pour le passage d’eau et de gaz, qu’on viendra ensuite reboucher. 

 

Les fondations

Les fondations sont importantes pour assurer la stabilité et la solidité du bâtiment, mais premièrement pour fixer la future structure de celui-ci au terrain. Plusieurs types de fondations peuvent être prescrits selon la nature du sol, définit lors d’une étude de sol :

  • Fondations profondes, qui se définissent par des fondations creusées au-delà de 6m de profondeur.
  • Fondations semi-profondes, se trouvant entre 2m et 6m de profondeur, pouvant convenir aux maisons individuelles sur des terrains assez fragiles.
  • Fondations superficielles, entre 50cm et 2m, pour les constructions légères.

On viendra ensuite couler une semelle de béton dans des tranchées plus ou moins profondes pour consolider les fondations, puisqu’elles serviront de support au murs de soubassements.

 

L’assainissement

Étape très importante, l’assainissement correspond au stock et à l’épuration des eaux usées d’une habitation, pour qu’elles puissent ensuite être évacuées. Les travaux d’assainissement dans le gros œuvre peuvent aussi bien être collectifs, impliquant la prise en charge des frais par le propriétaire, mais aussi autonomes, dans quel cas le propriétaire doit installer son propre système d’assainissement.

 

Le soubassement et le dallage 

Encore une étape importante du gros œuvre, le soubassement vient non seulement soutenir l’ossature de l’édifice, mais aussi protéger celui-ci en cas de remontées d’humidité. Concrètement, ici, on vient poser la partie inférieure des murs sur les fondations.

Il existe plusieurs types de soubassement : 

  • Le sous-sol : ce type de soubassement permet d’avoir un étage supplémentaire sous le rez-de-chaussée. Le sous-sol est creusé dans un sol naturel et peut servir de garage, d’atelier ou de buanderie par exemple. Les murs du sous-sol doivent donc supporter la pression, ou la poussée, des terres qui les entourent, et un système de drainage est à prévoir pour éviter tout risque d’inondation.
  • Le hérisson : ce système qui est surtout utilisé sur terrains plats, consiste à poser le rez-de-chaussé directement sur les fondations. On vient poser sur celles-ci un lit de graviers ainsi qu’un treillis métallique superposé d’un film étanche pour éviter les remontées d’humidité. On viendra alors poser directement la dalle de plancher sur le hérisson.
  • Enfin, le vide-sanitaire : espace de 20 à 80 cm au-dessus des fondations. Cela évite les inondations entre les fondations et le rez-de-chaussé sur les terrains irréguliers, et améliore en même temps l’isolation.

 

Selon le type de fondation choisi, la dalle en béton qui la recouvre prendra généralement deux formes différentes :

 

  • Dalle sur terre-plein : si vous avez choisi une fondation en hérisson, la dalle sera coulée directement sur l’isolant thermique recouvrant le hérisson. Elle fera donc partie intégrante du plancher du rez-de-chaussée.
  • Dalle sur vide sanitaire : si la construction dispose d’un vide sanitaire ou d’un sous-sol, la dalle en béton sera coulée sur le niveau le plus bas et l’isolant thermique devra être placé sous le plancher du rez-de-chaussée.

 

Les murs

La construction des murs porteurs, qui constitueront la colonne vertébrale de la future maison, fait partie de la phase de gros œuvre. Ils permettront de soutenir les planchers et la charpente du bâtiment. Selon les performances thermiques et phoniques souhaitées et le budget alloué au projet, l’un des matériaux suivants sera le plus souvent choisi pour concevoir les murs : parpaing, brique, pierre, béton cellulaire ou bois. D’autres matériaux peuvent également être utilisés, tels que la terre crue ou la paille. Au fur et à mesure que les murs sont élevés, des linteaux seront placés au-dessus de chaque emplacement de porte ou de fenêtre.

 

La charpente

La charpente, constituée de pièces de bois ou de métal assemblées, permet de soutenir la couverture et de répartir les charges verticales de la maison. Il existe deux principaux types de charpente :

 

  • Charpente à fermettes (ou industrielle) : solide et économique, la charpente à fermettes peut supporter une charge de 150 kg/m². Préfabriquée en usine, elle peut être rapidement montée. Cependant, ce type de charpente ne permet généralement pas l’aménagement de combles, car sa structure occupe une grande partie de l’espace disponible sous la toiture.
  • Charpente traditionnelle : plus coûteuse, cette charpente sur mesure permet de bénéficier d’un volume facilement aménageable et peut supporter tous types d’ouvertures et de couvertures. Pour pouvoir aménager un espace habitable dans les combles, la hauteur sous plafond doit être d’au moins 1,80 m.

 

Une fois la charpente installée, on passe à l’étape de la couverture, qui assure l’étanchéité du toit et contribue à son isolation. Les matériaux de couverture les plus souvent utilisés sont la tuile, l’ardoise ou le zinc par exemple.

 

En résumé, le gros œuvre est une étape cruciale dans la construction d’un édifice, car il s’agit de la mise en place de tous les éléments de base qui assurent la solidité et la stabilité de l’édifice. Il comprend notamment le terrassement, les fondations, l’assainissement, le soubassement et le dallage, les murs porteurs, la charpente et les planchers. Le gros œuvre est suivi du second ouvrage, qui comprend tous les autres travaux de construction secondaires tels que l’isolation et l’agencement.

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