Comment la filière sanitaire fait face aux hausses successives de tarifs ?

Les tarifs pratiqués au sein de la filière sanitaire ne cessent d’augmenter, et ce phénomène risque de perdurer dans le temps. En effet, l’inflation constatée actuellement est particulière, car elle est la conséquence de multiples facteurs (crise sanitaire, guerre en Ukraine, etc.). Les prix des matières premières, à l’instar du bois, du laiton, du cuivre, du zinc, de l’acier, de l’aluminium, du gaz, ou encore des plastiques, se sont envolés. Mais ces hausses successives de tarifs ne se limitent pas aux matières premières. L’ampleur de la situation conduit à remettre en cause les jeux de pouvoirs entre les différents acteurs de la filière y compris les installateurs. 

Comment la filière sanitaire fait face aux hausses successives de tarifs ? C’est ce que nous vous proposons de voir dans cet article.

 

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L’énergie et le transport au coeur de la flambée des prix observée dans la filière sanitaire

Les hausses de tarifs observées dans la filière sanitaire remontent à 2020 et à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19.

 

Depuis, le prix du transport des matériaux a pu être multiplié par six. Ainsi, le coût de transport d’un container de vingt pieds est passé de 2 000 à 12 000 euros. La part des frais de transport sur le tarif pratiqué représente désormais 30 %, là où ils n’étaient que de 5 % auparavant.

 

Par ailleurs, les difficultés de transport, mais aussi de production ont pu conduire à des pénuries pour certains produits et matières premières. Les autres pays producteurs ont alors saisi l’occasion d’augmenter leurs tarifs face à une demande grandissante et une concurrence plus faible.

 

Pour certains, la solution est donc de se fournir en Europe pour réduire les coûts liés au transport à grande distance. Cela permet également de réduire les délais d’approvisionnement. En moyenne, ils passent de 3 mois à 3 semaines. Cependant, il ne faut pas omettre la hausse du prix du carburant qui est très importante en Europe ces derniers mois.

 

Tous ces éléments mènent à de nombreuses spéculations qui impactent fortement le marché et qui participent à l’inflation. Celle-ci a déjà conduit à l’augmentation des salaires dans certains pays, donc à une nouvelle augmentation des coûts qui se répercutent sur les prix pratiqués.

 

Des pratiques plus transparentes pour anticiper les prochaines hausses de tarifs

Autre réaction des acteurs de la filière sanitaire face aux hausses successives de tarifs, la transparence.

 

En effet, le négoce pratique habituellement des remises pour les installateurs. Afin de pouvoir continuer à faire bénéficier leurs partenaires de ces avantages, certaines enseignes ont pris le parti de bloquer les prix dès que la commande est ferme.

 

D’autres ont décidé de distribuer des tableaux chaque mois qui détaillent les hausses à venir pour chaque marque et chaque gamme. Ainsi, les installateurs qui ont une visibilité jusqu’à deux mois peuvent en tenir compte dans l’établissement de leurs devis sans craindre le mécontentement de leurs clients. De leur côté, les négoces peuvent mettre en place des remises avant la nouvelle hausse des tarifs.

 

Les installateurs face à la réduction des marges

Les installateurs de salle de bains sont les plus éloignés des matières premières dans la filière sanitaire. Par conséquent, ils subissent des augmentations de prix en cascade et ont peu de contrôle sur les tarifs pratiqués.

 

Cela est d’autant plus difficile à accepter que les hausses de tarifs concernent aussi les produits déjà commandés pour lesquels il y a un retard de livraison.

 

C’est souvent ce qui conduit les installateurs, à la demande du client ou non, à renoncer à se fournir chez les grandes marques et à préférer des fabricants moins connus mais plus compétitifs en termes de prix. 

 

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D’autre part, pour limiter le risque d’évolution trop importante des tarifs, les installateurs ont tendance à réduire les délais de validité de leurs devis. Par exemple, les devis établis jusqu’à maintenant pour deux mois, le sont désormais pour un mois, et éventuellement pour 15 jours dans certains cas.

 

Tout ceci participe à la réduction des marges des installateurs et nuit donc à la rentabilité de leur activité. Cela est d’autant plus vrai que ces professionnels subissent également la hausse des tarifs du carburant qui les impactent pour tous leurs déplacements sur les chantiers. Or, tous ne répercutent pas cette augmentation des coûts de déplacement sur leurs tarifs. S’ajoute à cela une hausse des salaires pratiqués pour attirer et retenir les professionnels qualifiés si difficiles à trouver dans le secteur.

 

La filière sanitaire doit faire face à des hausses successives de tarifs, et il y a fort à craindre que cette situation s’installe dans le temps. A ce jour, les changements opérés et la transparence accrue ne permettent pas aux installateurs de salle de bains de maintenir leur niveau de marge. 

Toutefois, cela n’empêche pas les tendances d’évoluer. Découvrez notre étude sur les tendances salles de bains à ne pas manquer.

 

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