Qualité de l’air dans les bureaux : quel terminal choisir ?

Élément essentiel au sein des bâtiments, notamment des bureaux, la qualité de l’air intérieur (QAI) prend une importance grandissante dans les projets de construction ou de rénovation. Les maîtres d’ouvrage veillent à installer des solutions performantes pour favoriser la santé des futurs utilisateurs et l’attractivité des bâtiments. Avec des solutions variées, il devient nécessaire d’améliorer les systèmes de ventilation en place pour réduire la pollution et maintenir un haut niveau de qualité d’air.

 

Les systèmes de ventilation existants

Les immeubles de bureaux font face à différentes pollutions intérieures et extérieures, selon leur environnement et leur fonction. Trois grandes techniques d’amélioration de la QAI peuvent être adaptées en fonction de la typologie du bâtiment et des pollutions concernées :

  • Le renouvellement d’air : Un système de ventilation va permettre de renouveler l’air du bâtiment en évacuant par la même occasion l’humidité et le CO2.  Cela permet également d’éviter un confinement de l’air intérieur.
  • La filtration de l’air neuf : Un média particulaire adapté va permettre de filtrer l’air extérieur qui entre dans le bâtiment afin de diminuer à un niveau acceptable la quantité de poussières, pollens et autres particules fines.
  • La purification de l’air : Un système d’épuration de l’air contribue à éliminer les polluants et particules à l’intérieur des locaux.

Pour mettre en action ses différentes techniques et assurer une bonne qualité de l’air intérieur au sein des bureaux, il existe de nombreux systèmes de ventilation.

 

Ventilation simple flux par extraction

 

Avec un coût d’investissement et de maintenance réduit, ce système offre une qualité d’air intérieur bas de gamme. Il affiche des performances énergétiques, thermiques et acoustiques standard. Il s’avère efficace contre les émanations de CO2, l’humidité, mais pas contre les particules fines, le radon et les NOx. Son action sur le formaldéhyde et le benzène est moyenne.

 

Ventilation simple flux avec modulation de débit

 

Pouvant offrir un niveau bas à moyen de performances, ce système ne représente pas un investissement conséquent. Dans le cas d’une insufflation simple flux, il apporte une qualité d’air intérieur moyenne en filtrant les particules fines et le radon, mais pas les émanations de CO2 et l’humidité. Son niveau de QAI reste moyen contre le formaldéhyde, le benzène et les NOx.

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Ventilation double flux avec récupération de chaleur et filtration

 

Ce type de ventilation offre des performances énergétiques, thermiques et acoustiques intéressantes pour un coût de mise en œuvre relativement abordable. Il offre un niveau de qualité d’air intérieur satisfaisant en stoppant les émanations de CO2, l’humidité et les particules fines. Il affiche néanmoins une efficacité moyenne contre le formaldéhyde, le benzène, le radon et les NOx.

 

 

Ventilation double flux avec récupération de chaleur, filtration et modulation de débit

 

Bien plus onéreux à l’installation, ce système affiche de grandes performances pour une très bonne qualité d’air intérieur. Avec une filtration à charbon actif, il se montre efficace contre les émanations de CO2, les particules fines, les NOx mais pas contre l’humidité. Sa filtration du radon, formaldéhyde et benzène est d’un niveau moyen.

 

Ventilation double flux avec récupération de chaleur, filtration, modulation de débit et recyclage

 

Système le plus coûteux, il offre une excellente qualité d’air intérieur et affiche de très hautes performances énergétiques, thermiques et acoustiques. Son action reste moyenne sur le formaldéhyde, le benzène, le radon et les NOx, mais optimale contre les particules fines, l’humidité et les émanations de CO2.

 

Une solution adaptée aux bureaux

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Une bonne distribution de l’air est essentielle pour atteindre un haut niveau de qualité d’air intérieur. Également utilisés pour le traitement thermique, les équipements terminaux jouent un grand rôle dans le bien-être des occupants au sein des bureaux.

On retrouve trois grandes familles de terminaux adaptés aux besoins des bureaux :

  • Les diffuseurs à mélange
  • Les diffuseurs à déplacement
  • Les poutres climatiques actives

Dans le respect du règlement sanitaire départemental type (RSDT) et le Code du travail, il est important d’aller plus loin que les débits d’airs minimums avec de véritables solutions de ventilation et de traitement d’air. En plus de matériaux à faible émissivité, l’installation doit être adaptée au bâtiment, à son système de production de chauffage et avec une maintenance régulière. La sensibilisation des utilisateurs est également un point à ne pas négliger.

Un système de QAI idéal dans les bureaux rassemble plusieurs éléments :

  • Une centrale de traitement d’air double flux pour le renouvellement, l’épuration et la filtration de l’air.
  • Un balayage par insufflation d’air neuf pour chasser l’air vicié.
  • Un système de modulation de débit pour limiter la consommation énergétique.
  • Des sondes CO2 pour adapter les débits en fonction du taux de CO2.
  • Des détecteurs de présence pour éviter réduire le débit dans les pièces inoccupées.

 

L’amélioration de la qualité de l’air intérieur est un défi complexe pour les propriétaires et responsables d’immeubles de bureaux. Les différents systèmes ne sont pas efficaces sur les mêmes polluants et il est essentiel de bien connaître son environnement avant d’agir. Il convient donc de choisir avec soin des solutions QAI efficaces et innovantes, parfaitement adaptées aux besoins des bureaux et du bâtiment.

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