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Tout savoir sur l’étanchéité à l’air 

L’étanchéité à l’air se définit comme la sensibilité d’une infrastructure par rapport aux éventuelles fuites par lesquelles l’air parvient à s’introduire dans le bâtiment. Considérée comme une principale source de déperditions thermiques, l’étanchéité à l’air à un rôle primordial dans le confort et la pérennité d’une maison qui se doit d’être saine, confortable et durable. En effet, les fuites d’air sont sources de déperditions thermiques l’hiver et de surchauffes l’été. Une bonne étanchéité à l’air associée à la régulation de la vapeur d’eau dans l’air intérieur génère des économies d’énergie, renforce l’efficacité énergétique du bâti et améliore le confort de vie des occupants.

Les conséquences de la perméabilité à l’air d’un bâtiment

Si l’enveloppe d’un bâti est perméable à l’air et que l’on identifie des fuites d’air traversant les murs donnant à l’extérieur, de nombreuses dégradations seront constatées.

  • Les fuites d’air dans la paroi génèrent des ponts thermiques qui sont sources de déperditions et d’inconfort. Chauffer le logement deviendra difficile ce qui engendrera une surconsommation énergétique.
  • Des parois non étanches feront passer l’air, mais aussi le bruit ce qui causera une gêne acoustique.
  • Les défauts de perméabilité à l’air génèrent la dégradation du bâtiment et de la santé des occupants à cause de l’humidité et l’apparition de croissances fongiques.
  • La qualité de l’air sera aussi altérée.

Le pont thermique : Qu’est-ce que c’est ?

Localisé au point de jonction des éléments constructifs, le pont thermique occasionne des fuites de chaleur dans les parois et par conséquent une discontinuité de l’isolation de l’enveloppe d’une construction. Les ponts thermiques principaux d’un bâtiment se situent aux jonctions des façades et planchers, façades et refends, façades et toitures, façades, planchers bas ainsi qu’à tous les percements (portes, fenêtres, loggias…). On estime à 5% les déperditions thermiques d’une maison générées par ces ponts thermiques.

Maison étanche à l’air : Les vérifications à faire

Il est à noter que l’étanchéité à l’air se calcule par un coefficient de perméabilité à l’air appelé Q4Pa-surf qui détermine le débit de fuite d’air que l’enveloppe du bâtiment laisse passer en fonction d’un écart de pression donné. Cette mesure s’exprime en m3/(h.m²) de parois froides déperditives. Le plancher bas est exclu de ce calcul. Concrètement, le test d’infiltrométrie (aussi appelé blowerdoor – porte soufflante) consiste à poser une porte équipée d’un ventilateur qui met la maison sous pression (50pa) ou en dépression.

Les vérifications de l’étanchéité à l’air font l’objet d’une règlementation pour les logements neufs. Il s’agit de la Réglementation Thermique 2012, également appelée RT 2012. Elle comporte 3 exigences de résultats :

  • Besoins bioclimatiques du bâti (Bbiomax) ;
  • Consommation d’énergie primaire (Cepmax) ;
  • Confort en été (Ticréf).

Pour une construction RT 2012, le débit de fuites doit impérativement être inférieur à 0,6 m³/h/m².
La RT 2012 comporte également des exigences de moyens (étanchéité, surface vitrée, affichage des consommations d’énergie, etc.) et des garde-fous performantiels (traitement des ponts thermiques).

D’autre part, dans les bâtiments en rénovation, il n’y a pas d’obligation d’étanchéité à l’air, mais elle doit néanmoins être envisagée pour améliorer le confort et limiter les déperditions thermiques du bien acquis.

Rendre un bâtiment étanche : Comment faire ?

Que ce soit pour une nouvelle construction ou pour une rénovation, le bâtiment doit être isolé afin d’éviter toute fuite d’air. Pour atteindre une bonne performance d’étanchéité à l’air et garantir la performance énergétique du logement, il faut maîtriser les flux et infiltrations d’air parasites sur l’ensemble des parois du bâti. Une intervention est nécessaire  sur toutes les parois et les liaisons de construction entre elles :

  • Les murs, la toiture et la jonction des différentes parois entre elles,
  • La jonction du bâti avec les menuiseries d’ouvertures (fenêtres, portes fenêtres et portes donnant sur l’extérieur),
  • La traversée de l’enveloppe extérieure du bâti par tous éléments de construction tels que gaines et réseaux, conduit de fumée, etc.

L’objectif d’étanchéité à l’air doit être décidé en amont des travaux de rénovation. Chaque intervenant, représentant son corps de métier, doit connaître les limites exactes de son intervention et les points singuliers à traiter. Rien ne doit être laissé au hasard et l’étanchéité à l’air doit faire l’objet d’une attention particulière à chaque étape de la construction. Ainsi chaque intervenant doit s’assurer du respect de la qualité de mise en œuvre, soigner les détails de l’exécution et ne pas avilir le travail des autres corps d’état.

L’enveloppe du bâti se doit d’être performante : forte isolation, gestion de la vapeur d’eau et étanchéité à l’air des parois associées à une ventilation maitrisée constituent la base de réussite d’une construction économe en énergie et durable. Il faut préciser que l’étanchéité à l’air ne veut pas dire absence de ventilation. Cette dernière, qu’elle soit naturelle ou mécanique, est contrôlée et permet d’évacuer l’humidité, les polluants et le CO². La VMC simple flux ou double flux joue ce rôle.

En rénovation, après avoir détecté les fuites et infiltrations d’air, le professionnel appliquera une solution adaptée à chaque type de paroi. Il proposera des membranes d’étanchéité à l’air, des solutions à projeter, le pare vapeur (membrane souple et indépendante permettant de limiter la pénétration de la vapeur d’eau dans les parois du bâti), les mastics, les joints, etc.

Zoom sur les principes de l’étanchéité à l’eau

L’étanchéité à l’eau consiste quant à elle à offrir une protection contre l’eau, qui peut se présenter sous plusieurs formes : vapeur, liquide, ou solide (glace), et une évacuation partielle de l’humidité dans la construction.

Quelles sont les sources d’humidité qui fournissent de la vapeur d’eau à la maison ?

  • Humidité résultant de la construction
  • L’infiltration de pluie et défaut d’imperméabilisation en façade
  • Humidité accidentelle (dégâts des eaux, rupture de canalisation, de gouttière…)
  • Condensation (ponts thermiques, parois froides)
  • Humidité issue de l’activité quotidienne des occupants : respiration, cuisine, bains tourbillons, saunas, cuves thermales, lessive, séchage du linge en intérieur, arrosage des plantes d’appartement…

Les conséquences de la perméabilité à l’eau d’un bâtiment

  • Une détérioration du confort et de la santé des habitants
  • Une augmentation de la consommation d’énergie puisqu’un habitat froid et humide demandera plus d’énergie pour être chauffé
  • Une dégradation progressive des parois du fait de la condensation qui s’y forme

Rendre un bâtiment étanche à l’eau : Comment faire ?

L’étanchéité à l’eau doit se faire au niveau de 4 points essentiels : la toiture, les murs, les menuiseries extérieures, les fondations.

  • Au niveau du mur

–          Pose d’un pare-pluie : Le pare-pluie est un écran destiné à protéger la partie extérieure des murs et de la toiture d’une maison.  Il est composé d’une partie étanche à la pluie. Cette protection empêche l’entrée de l’air et de l’eau venues de l’extérieur tout en facilitant, grâce à ses micro-perforations, l’évacuation de l’humidité se trouvant dans l’habitat. Le pare-pluie est essentiellement utilisé pour les constructions en ossature bois et celles composées d’un revêtement sensible à l’eau.
–          Le bardage collé (selon le DTU 41.2) : Ce type de bardage horizontal est facile à installer et favorise l’étanchéité à l’eau, grâce à sa pose en chevauchement. Les lames de ce bardage sont traitées contre l’humidité. De plus, elles sont bouvetées à l’extérieur afin d’éviter que l’eau ne rentre à l’extérieur de la paroi.

  • Au niveau de la toiture – Plusieurs solutions

–              Le pare-pluie ou écran de toiture : Il s’installe sous le revêtement de la toiture pour recevoir l’eau et assurer la protection du bâtiment.

–              Les tuiles en terre cuite : Elles possèdent une résistance à l’eau permanente avec une longue durée de vie.

–              Le toit vert. C’est ce que l’on appelle la toiture végétalisée. Elle a la particularité d’absorber l’eau grâce à la plantation de végétaux.

  • Au niveau des menuiseries extérieures – Le calfeutrement

Avant toute mise en œuvre de menuiseries extérieures, il est impératif de vérifier le bon état du support recevant le calfeutrement. En cas de non-conformité, la réalisation d’une bande de redressement est nécessaire. Les solutions : Système de calfeutrement mastic sur fond de joint, la mousse imprégnée et la membrane d’étanchéité.

  • Au niveau des fondations

L’imperméabilisation des murs et semelles de fondations est nécessaire en posant une membrane de plastique alvéolée ou de caoutchouc synthétique. Cette dernière empêche l’eau et l’humidité contenues dans le sol de pénétrer dans le sous-sol. Cela préviendra la dégradation des matériaux et la formation de moisissures, nocives pour la santé.

Il faut savoir que l’enveloppe du bâti se doit d’être performante : forte isolation, gestion de la vapeur d’eau et étanchéité à l’air des parois associées à une ventilation maîtrisée constituent la base de réussite d’une construction économe en énergie et durable.

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